lundi 12 mai 2014

Y reste des nouilles ?

« La computation planificatrice rend sans cesse l'étant plus apte à être représenté, plus accessible sous tous les possibles points de vue explicatifs, et de telle façon, à la vérité, que les divers genres de contrôle et de maîtrise que cela autorise finissent par s'unifier en devenant de plus en plus courants, et ainsi dilatent apparemment l'étant jusqu'à l'illimité ; mais ce n'est justement qu'une apparence. En vérité, ce qui se passe avec ce débordement croissant de la recherche (de l'historisation comprise dans son extension extrême), c'est que le gigantesque change de gîte, et cesse d'avoir lieu là où se trouve ce qui est soumis à planification pour s'installer dans la planification elle-même. Et du moment que la planification et la computation sont devenues gigantesques, l'étant en entier commence à s'atrophier. Le “monde” rapetisse à vue d'œil, non seulement au sens quantitatif, mais encore selon la signification métaphysique : l'étant en tant que tel, c'est-à-dire en tant qu'objectif, finit par se dissoudre à ce point dans le statut de “chose maîtrisable” que ce qui signale en l'étant la marque de l'être disparaît en quelque sorte et que l'abandonnement de l'étant par l'être arrive à son terme. »

Tonton Martin.


Bon, moi, je vais me coucher (en plus il a raison...).