dimanche 16 mars 2014

Traction-Brabant 55

Pour ses 10 ans, Patrice Maltaverne sort le 55.

Au sommaire :
Laurent Bouisset, Samuel Steiner, Pierre Vella, Marie De Vezins, Jean-Marc Couve, Mathilde Lartige, Denis Parmain, Michel Talon, Olivier Millot, Marc Tison, Xavier Frandon, Jacques Lucchesi, Cathy Garcia, Alain Minighetti, Jean Azarel, Serge Vellascaux, Jean-Marie Alfroy, Pascal Batard, Claude Vercey, Frédéric Perrot, Charles Desailly, Sylvain Jazdzewski, Michelle Caussat, Alain Sagault, Morgan Riet, Fabrice Farre, Chloé Charpentier, Alain Jean Mace, Patricia Paul, Henri Cachau, Annie Hupe, Jacques Cauda, Jean-Marc Thevenin.


Libelle 252 et 253

Les numéros 252 (janvier 2014) et 253 (février 2014) de la revue Libelle sont parus.

Au sommaire du 252 :
Georges Elliautou, Fabrice Farre, Sophie Fauvel, Hervé Federspiel, Renzo Ferraresi, Michel Flandin, Viviana Fontaine, Martin Lafouge, Michel Prades, Evens Supreme.



Au sommaire du 253 :
Olivier Arezki, Yves Patrick Augustin, Jérôme Aviron, Pascal Batard, Micheline Beaudry, Carine Béhar, Francine Charron, Mathieu Dubois, MCDem, Salomé Molina Lopez, Michel Prades, Alain Quagliarini, Eddy Soric.

Bruno Mathon - La traversée du dessin en solitaire























La traversée du dessin en solitaire

Un jour d’avant printemps, ce devait être en 2004, Bruno Mathon nettoya ses pinceaux et les rangea dans ces grands pots transparents qui semblent ne plus avoir d’âge et qui se trouvent à gauche lorsque vous passez la porte de l’atelier. Il remit ses crayons au tiroir du petit meuble à dessin. Les carnets, il les fit disparaitre dans un coin de bureau où il les laissa s’envoler, je ne sais. Bruno Mathon parle peu en ce moment décisif pour son cheminement personnel, ce tournant qui n’a pas de nom, si ce n’est pour témoigner que l’emprise de l’image et sa contrainte qui accaparèrent l’artiste des décennies durant, sont maintenant comme un voyage passé. Ce que je sais en revanche c’est qu’il s’arrêta de peindre pendant une année. Cela peut paraitre fort court une année. Douze mois, quatre saisons, avec les grandes inquiétudes et les petites certitudes qui vous entourent, les doutes qui parfois vous habitent, les aléas du quotidien, quelques fêtes, des rires, un peu de larmes. Et voilà l’année faite. Mais lorsque vous avez 40 ans de peinture derrière vous, lorsque vous avez tenté de résoudre l’équation de chaque tableau comme Bruno Mathon l’a tenté, des heures durant, jusqu’à la nuit tombée, et plus encore, cela peut paraitre très long, très. Un temps suspendu dans le cours du temps lui-même, et dont on ne sait s’il aura un après. Il y eut pourtant quelque chose de nouveau, quelque chose d’autre plutôt que rien. La scène se passe sur un bord de mer, dans le Cotentin. C’est l’été. Comme Bruno Mathon va nager en solitaire (j’allais écrire : navigant), son regard est soudain frappé par le reflet de la lumière solaire sur l’eau, délimitant un espace restreint, traçant une fine ligne discernable de celle de l’horizon ou celle transversale de la mer. Cette ligne tournoie, cette ligne serpente. Comment montrer cela sans le représenter ? Et cette lumière ? Est-ce possible ? De ce questionnement et de son en avant, un premier ensemble de 78 dessins à la mine de plomb, très vite suivi d’un second nommé « Aurore », devait surgir. Puis la suite, tel le ressac, déferla sur le rivage au rythme frénétique de plusieurs dessins par semaine, voire d’un par jour, jusqu’au jour d’aujourd’hui où il s’imposent et se saisissent de celui qui les regarde avec la force et l’évidence de l’axiome et ce qu’ils recèlent d’énigmatique. Évidence car nous sommes-là face au tout autre, avec la prémonition d’un incommensurable. Énigmatique, comme la présence – celle même de l’existence et de l’art – d’un en deçà du langage et d’un dessin dénué de toute fonction, hors des sentiers battus, réfractaire s’il en est quoique par désintéressement, donc, pour l’essentiel, étranger à l’interprétation…
« La conquête d’un être autre, d’un double imaginaire, d’un corps formel, est un voyage, le voyage d’une vie. Donner la présence sans la narration, donner la vie dans son déroulement, voilà la gageüre de la peinture et du dessin. J’ai voulu l’image suspendue dans un temps inconnu, mais celle-ci m’a empêché de danser. Elle se voulait maitresse du jeu, elle insistait tant sur son absolue utilité qu’un jour je lui ai dit : va t’en. Avec elle sont sorties l’histoire et la représentation. La peinture et le dessin volubiles, fous de bonheur, ont alors parlé. Enfin débarrassés de cette fichue gêneuse, la ligne pouvait danser, la couleur chanter, la matière faire son nid »

Lucas Hees, extrait du texte du catalogue "Hoge"




Interview Bruno Mathon par lepavillonturquoise

Raffi Kaiser - Le voyage des voyages

Léon Gomez - Le murmure de l'ombre

Choses à faire avant de devenir moins con - 276

Radier les moutons de sous le lit pour cause de CV incomplet.

L'Ampoule 11

Un petit texte dans le numéro 11 de la revue numérique L'Ampoule.

Au sommaire : Barbara Marshall, Sabine Normand, Fabrice Marzuolo, Nicolas Guéguen, Kowalski, Alain Lasverne, Sébastien Chagny, Samuel Dudouit, Antonia Bellemin, Jane F B-A, Xavier Bonnin, Serge Cazenave-Sarkis, Muriel Friboulet, Christian Attard, Benoît Patris, Lordius, Marray, Jean-François Joubert, Marlène Tissot, Cyril Calvo, Stéphane Werth, Marc Laumonier, Stéphanie Braquehais, Georgie de Saint-Maur, Elisabeth Mounic, Antonella Fiori, Vlad Oberhausen, Wladimir Lentzy, Audrey Tison, Philippe Devos et Marie-Cendrine Keyser.

Pour lire, c'est ici.

samedi 15 mars 2014

La sirène étoilée - Gilles Plazy

"La Sirène Étoilée est une cellule d'édition (association crée en 2012 par Gilles Plazy dans le but de publier en petit nombre, tirage limité et à prix modique des textes singuliers, tendus d'exigence poétique, c'est-à-dire nés de la profondeur et de l'intensité de l'expérience humaine. Elle vit de la vente de ses ouvrages sans faire appel aux subventions administratives."


La Sirène étoilée a publié :


Gilles Plazy
ARIANE LANCE LES DÉS
Les dés sont jetés dans la nuit. Il faut affronter le Minotaure, c’est-à-dire cette part d’Obscur en laquelle la poésie prend source (23 x 11 cm, 48 p, 7 Euros).
ISBN 978-2-9542804-0-0



Anne de Szczypiorski
L'ATMOSPHÈRE EST SACCAGÉE
Recueil de textes d'une jeune femme qui s'est donné la mort à vingt ans en 1975 (23 x 11 cm, 70 p., 10 Euros).
ISBN 978-2-9542804-1-7




Daniel Kay
FRAGMENTS DES DEUX BAIES
poèmes
"digimages" de Gilles Plazy
De Roscoff à Trébeurden Daniel Kay réinvente une côte, un rivage et nous livre en une brillante suite de notes elliptiques sa cartographie intérieure. (23 x 11 cm, 48 p., 10 Euros).
ISBN 978-2-9542804-2-4

Emilienne Kerhoas
SAINT-CADOU
réédition du premier livre de poèmes de l'auteur publié en 1957 (23 x 11 cm, 56 p., 10 Euros).



Emilienne Kerhoas
LUEURS AIGUËS ET NŒUDS
un ensemble de notes poétiques récentes
(23 x 11 cm, 48 p., 10 Euros).
La Sirène étoilée a publié en mars 2014 :



Chloé Bressan
CES ABÎMES DES PROMENADES
Le poème d'une jeune femme descendue dans les profondeurs de l'être et de la forêt où se joue la comédie des roses.
(23 x 11 cm, 48 p., 10 Euros).



Ces ouvrages peuvent être commandés en adressant un courriel à lasirene.etoilee@orange.fr


VIDÉOS
La Sirène étoilée, dans sa volonté de promouvoir une poésie exigeante, produit des vidéos (lectures, performances, entretiens) diffusées sur YouTube (rechercher Gilles Plazy) et par DVD : Gilles Plazy, Pour en finir avec la peinture, La Vérité de l'ombre (entretien avec Chloé Bressan), A propos d'Orphée, Les Ragondins, Dessin en transe, Le Chant de la femme d'argile (spectacle de et par Chloé Bressan)...

Choses à faire avant de devenir moins con - 275

Définir les mots qu’on utilise jamais.