vendredi 30 novembre 2012

mercredi 28 novembre 2012

lundi 26 novembre 2012

Choses à faire avant de devenir moins con - 42

Avaler ses tartines en riant tout seul du ciel mauve.

La Lecture 4

Le numéro 4 de La Lecture est paru.


Au sommaire :

Actualités.

Notices :  Amelia Rosselli, Variations de guerre suivi d'Espaces métriques et d'une Note sur Amelia Rosselli de Pier Paolo Pasolini (Ypsilon, 2012) ; La lecture lit ; Mobilier de fatigue (Proposition d'ameublement d'une chambre tel qu'il conviendrait à un état de fatigue) ; Saul Bellow, Herzog. La Planète de Mr. Sammler (Gallimard, "Quarto", 2012) ; Hans Faverey, Poèmes (1962.1968.1972) (Théâtre Typographique, 2012) ; Luc Benazet et Benoît Casas, Envoi (Héros-Limite, 2012).

Aurelio Donato Giordano (poèmes traduits de l'italien par Laurent Perez)

Herzog : trois extraits de lettres de Laurent Perez à Samuel Dudouit.


Pour commander les premiers numéros, voir ici.



dimanche 25 novembre 2012

samedi 24 novembre 2012

vendredi 23 novembre 2012

Choses à faire avant de devenir moins con - 39

Ecrire chaque jour une phrase idiote sur un blog idiot et s’inquiéter qu’aucun idiot ne s’en rende compte.

jeudi 22 novembre 2012

Michel Bulteau, Les Hypnotiseurs

Michel Bulteau, qu'on connaît sans doute plus pour sa poésie (L'aiguille de diamant de l'anéantissement, Sang de satin, Hoola Hoops) ou ses livres de prose (Minuties, La vie des autres, Les zéros absolus) est aussi l'auteur de plusieurs essais où la langue est rarement sèche. Les textes qui composent Les Hypnotiseurs tiennent autant du portrait que de l'étude. Si les phrases parfois s'éloignent pour toucher autre chose (« les pêches et les poires rêvent dans les coupes »), c'est cependant une vraie série de portraits qui se met à défiler à travers une quinzaine de textes.
D'abord Verlaine, vu par Pierre Louys, André Gide et Henri de Régnier ou Arthur Symons, un Verlaine qui oscille entre l'affreux ivrogne et le vieux faune encore illuminé. Ensuite Nerval, suivi dans le labyrinthe de son périple vers la folie. Puis ce sont Alfred Jarry, saisi avec des pinces d'alchimiste et écouté depuis les antipodes d'Ubu (par où l'on peut le mieux comprendre et le mieux mimer la brutale grossièreté du roi), Henri Jean-Marie Levet, raconté par Léon-Paul Fargue, posé au sommet de nuits parisiennes sur le plus casanier tabouret de bar et rêvant aux transatlantiques, ou encore une poursuite automobile dans le Béarn où le Poète et Soi-même ping-ponguent calmement au dessus du filet Toulet. Plus loin, on croise encore, parmi d'autres, Federico Garcia Lorca, Sandro Penna, Francis Scott Fitzgerald, Bob Kaufman et William Burroughs.
Dans le texte consacré à Frédéric Rolfe (le baron Corvo), auquel Bulteau a par ailleurs consacré un livre entier, on lit ces lignes qui donnent, on ne peut mieux, idée de sa manière d'envisager son essai : « L'obsession des gens : c'est les histoires. Il faut qu'un livre raconte une histoire, etc. Les histoires, pour eux, c'est comme des questions importantes (les problèmes de société que l'on transforme en clichés). Mais moi, j'aime d'autres histoires : celles qui naissent grâce à des indices, celles qui n'arrivent pas à naître. J'aime un gros plan sur un objet, un plan mal cadré, un plan flou, un roman mal construit comme Le portrait de Dorian Gray ».
Les essais réunis dans le livre ne sont effectivement que des buissons d'indices. En eux, des « histoires », des récits, voire des mini-romans ne parviennent pas à naître mais laissent ouvertes des existences dont Bulteau sait nous faire saisir au plus juste la note de tête ou de cœur. Le livre est une chapelle, une sorte de panthéon personnel qu'il déroule en une série de promenades en compagnie d'individus singuliers qui sont tous, chacun à leur façon, des dandys : Henri Jean-Marie Levet, Paul-Jean Toulet, Oscar Wilde, T.E. Lawrence, Valéry Larbaud, Paul Morand, Jean Cocteau pour n'en citer que quelques-uns. Une certaine difficulté avec le monde (difficulté qu'on transforme en défi) et une sensibilité suraiguë à la vie, voilà les dandys à la suite desquels Bulteau place son propre nom et pour lesquels son écriture trouve les raccourcis : « La vie n'est que la chambre. Après le petit déjeuner (déjà au petit déjeuner), on rentre dans le siècle » (dans Valéry Larbaud, morcelé, retrouvé), ou : « Toujours le sang du rêve » (à propos du Cocteau cinéaste).
Le poète qu'est Bulteau transparaît dans ces courts essais : le sens de la formule, du mot surgit ici, s'inocule là par le biais d'une phrase anodine comme une quelconque seringue et, virus extrême et sans remède, remonte à votre cerveau pour y faire fuser son silence.


(21 – 31 mars 2012)

Michel Bulteau
Les Hypnotiseurs
Editions de La Différence, 2008.


A écouter : ici.
Un vieux truc à voir et écouter : ici.

Choses à faire avant de devenir moins con - 38

Affabuler grave devant sa boîte à lettres.

lundi 19 novembre 2012

La vie (sketch)

la vie est un sketch comique
joué par des acteurs étrangers
à la première gamelle tout le monde se marre
sans bien comprendre
on pourrait aussi bien
regarder les cheminées qui fument
ou écouter l'été qui s'en va

Choses à faire avant de devenir moins con - 35

Devenir bigot au point de n’acheter que du beurre de missel.

dimanche 18 novembre 2012

vendredi 16 novembre 2012

jeudi 15 novembre 2012

mardi 13 novembre 2012

dimanche 11 novembre 2012

samedi 10 novembre 2012

jeudi 8 novembre 2012

Choses à faire avant de devenir moins con - 25

Faire bouillir son linge sale dans le petit Larousse, étendre le propre dans la méthode Assimil.

samedi 3 novembre 2012